“依视路”杯全国法语文学翻译竞赛活动圆满结束
发布时间:2007-11-22 10:59 浏览次数:715
为发现、培养和奖掖更多的法语翻译新人,推动和促进中国法语文学翻译事业的健康发展和繁荣,推动和促进中法文化交流,中国法语教学研究会、 南京大学法语系和上海依视路光学有限公司共同举办了 “依视路”杯全国法语文学翻译竞赛。
根据此次竞赛的要求,南京大学的许钧教授选定了竞赛原文。原文选自法国当代作家、文学批评家、法国费米娜奖评委达妮艾尔• 萨勒娜芙的《逝者的馈赠——论文学》一书。在北京外国语大学和武汉大学法语系的支持下,翻译竞赛启事和原文分别刊登在《法国研究》(2007第2期)和《法语学习》(2007年第2期)两家在全国法语教学与研究界具有重要影响的刊物上。翻译竞赛启事和原文刊登后,得到了全国法语教学研究界的热烈响应。在规定期限内共收到参赛译文202篇,其中有效参赛译文198篇。据统计,参赛者来自国内、法国、加拿大的53所院校,有年轻教师,博士生、硕士生和本科生,还有外语学校的高中生,其中有的已翻译出版过文学名著并获得过文学翻译竞赛奖,如由南京译林出版社主办的戈宝权文学翻译奖,有的发表过短篇小说、诗歌、散文译作或翻译方面的论文,有的独立或合作翻译过一般的文学作品或社科著作,还有的有过口译的经历,但大部分参赛者只是翻译爱好者,没有从事过真正意义上的文学翻译,所以对这次法语文学翻译竞赛所提供的宝贵的锻炼机会,他们格外珍惜。
根据实施方案,此次评奖活动自始至终力求做到公正和客观。评奖启事中要求参赛译文正文内勿书写姓名等任何与译者个人身份信息相关的文字,另页写明参评译者的个人信息。翻译竞赛组织方指定法语界之外的专人对参赛译文的个人信息页和正文进行编号,分到初评人员手上的只是编过号的参赛译文正文。参赛译文统一编号后,南京大学法语系成立了“依视路”杯全国法语文学翻译竞赛初评组,由中国法语教学研究会理事、南京大学法语系主任、教授、博士生导师刘成富任组长。初评组严格采取保密措施,仔细阅读原文,了解翻译的难点和重点,根据统一标准加以评审。评选过程中,评阅人自始至终兼顾准确理解原文与译文本身的通顺,兼顾原文的主题、语言、风格、难点句、段的翻译与整篇译文的总体感觉。无论是肯定还是否定一篇译文,都颇为慎重。每份参赛译文由两名评阅人分别打分,取两者均分,按照得分顺序选出了前40份入围译文。
全体初评人员普遍认为,此次评奖原文有特色,且有相当难度,无论从语法角度,还是从文字角度,有一些不易理解之处,要想全面、忠实、准确、贴切地用汉语加以表达,非常不易。从未能入围的参赛译文看,大部分问题都出在对原文的理解错误过多,因为翻译由理解和表达两个方面构成,如果不能准确理解原文,汉语的功力再好,也难以达到翻译的目标。从参赛的人来看,虽然绝大部分都是学法语专业的,而且也有相当数量的硕士生和博士生,但从参赛译文中对原文理解的准确性这一点来看,还有待加强。此外,不少参赛译文,中文表达欠准确,有的显得生硬、别扭,带有浓重的翻译腔;有的则表现出另一个倾向,对原文不甚理解,大而化之,中文看似流畅,甚至优美,但与原文的意义出入很大,还有的不顾中外两种语言的本质性差异而机械地生搬硬套一些外文中的语言因素,这些倾向自然都不可取。应该说,广阔的知识面,扎实的中外文基本功和较好的文学修养,以及认真严谨的译风,是从事文学翻译的必备条件。
40份入围译文经翻译竞赛初评组复审、选定后,加密呈送给“依视路”杯全国法语文学翻译竞赛评审委员会。评审委员会由中国法语教学、研究界的著名学者组成,分别为曹德明(上海外国语大学校长,教授,博士生导师)、杜青钢(武汉大学外国语学院院长,教授,博士生导师)、傅 荣(北京外国语大学法语系主任,教授,博士生导师)、户思社(西安外国语大学校长,教授)、李克勇(四川外语学院院长,教授)、刘成富(南京大学法语系主任,教授,博士生导师)、秦海鹰(北京大学外国语学院法语系主任,教授,博士生导师)、许 钧(南京大学研究生院副院长,教授,博士生导师)和徐真华(广东外语外贸大学校长,教授,博士生导师)。评审委员会主任由许钧担任,王理行(译林出版社编审)和何毅( 上海依视路光学有限公司总经理)出任评审委员会顾问。翻译竞赛评审委员会各位成员收到入围译文后,根据原文,按照“准确、达意和优美”的标准,进行评分(百分制)。各位评委教学科研工作繁忙,而且大都担任重要的领导工作,但为了发现人才和保证评审的公正性,他们花费了大量的时间和心血对译文逐句逐段进行评审,其态度之认真,评审之细致,任人敬佩。
评审委员们普遍认为,此次经初评推荐的参赛译文,其中大部分的文本基本上都能做到通顺流畅,有的还颇具文采,对原文的理解也基本准确,总的来说都已达到一定的翻译水准。其中有的不仅理解比较准确,而且表达流畅、贴切、优美,达到了很高的水准。更令人可喜的是,入围的许多参赛者都有一个共同的特征,那就是热爱法语,热爱法语文学,热爱文学翻译。正因为热爱,他们愿意付出心血,有的参赛者在暑假期间反复多次阅读原文,逐字逐句细加推敲,一遍又一遍修改译文;有的把自己的参赛心得和体会记录下来,写下了数千字的文字,总结经验,在参赛中学习,在参赛中提高。不过,从总体而言,每篇译文中都或多或少地有理解错误。在理解原文的基础上,如何用准确、贴切的中文把原文忠实地表达出来,实属不易。全部评委的评审结果按得分汇总,按得分选出前二十篇进入终审的参赛译文,授予一等奖1名,二等奖3名、三等奖6名和优秀奖10名。经“依视路”杯全国法语文学翻译竞赛评审委员会评定,“依视路”杯全国法语文学翻译竞赛的获奖者分别是:
一等奖:何一:北京大学
二等奖:孟婕:华东师范大学;王加:南京大学;陈寒:南京大学
三等奖:崔月玲:厦门大学;郭彦娜:中国海洋大学;靳晗:巴黎第四大学;谈珩:复旦大学;马佳盈:河北工业大学;沈珂:南京大学
优秀奖:耿雪阳:四川外语学院;李声凤:北京大学;孔潜:南京大学;翁冰莹:厦门大学;庄瑞娴:北京外国语大学;宋旸:南京大学;王亦男:广东外语外贸大学;张璐:南京大学;何亚婧:上海外国语大学;夏高琴:中南大学
综上所述,这次竞赛活动组织严密,评审公正。对本次竞赛,竞赛者之踊跃,反响之强烈,让活动组织者深受鼓舞,看到了希望,看到了中国法语文学翻译后继有人。有三点特别需要值得关注:一是在中国,法语文学翻译有着优良的传统,傅雷是杰出的代表。现当代一批优秀的法语文学翻译家为中国读者奉献了丰富的精神食粮,前辈优良的传统影响了当今的一代年轻译者。这次竞赛的获奖译文,达到了较高的水准,这是与中国法语文学翻译的传统影响是分不开的。二是文学翻译人才的培养不仅需要外语院校的精心培育,也需要全社会的关注,更需要全社会共同营造一种良好的人文氛围。没有对文学的热爱,对文学翻译的热爱,没有良好的文学素养和中外两种语言的功力,任何人在文学翻译的道路上不可能走得很远。从这次竞赛的前三名获奖者看,她们从小就热爱文学,接受了良好的人文教育,有的在小学时就发表过文章,大学期间在法语以及法语文学的熏陶下,她们的视野得到了开阔,文学热情得到了激发,在此次翻译竞赛中获奖并非偶然。三是文学翻译是一项艰辛而神圣的工作,要有严肃的态度,严谨的译风,和求真求是的探索精神。从这次翻译竞赛看,参赛者大多都投入了巨大的热情,以严肃认真的态度进行翻译。这次翻译竞赛,不仅锻炼了中国法语文学翻译爱好者的翻译能力,而且对他们的译风译德的一次良好的教育机会。此外,这次活动的成功举办,与上海依视路光学有限公司的大力支持是分不开的,“依视路人”怀着“愿人人都能看世界更美好!”的崇高愿望,为了中国的法语教学,为了培养翻译人才,为了文学和文化交流,为了拓展思想的疆界,贡献了力量,在此我们表示衷心的感谢。
附一:“依视路”杯全国法语文学翻译竞赛原文
(选自法国当代作家、文学批评家、法国费米娜奖评委达妮艾尔• 萨勒娜芙的《逝者的馈赠——论文学》一书)
UN PRÉSENT ÉTERNEL
Lire, c'est obéir à l'injonction des morts. Le texte littéraire cependant n'est pas la parole d'un sujet, aujourd'hui disparu, et qui s'y serait conservée ; lire n'est pas entendre : personne ne parle. Ne parlent que les vivants : les morts se taisent. Ils se taisent, mais au coeur de leur silence quelque chose est caché, qu'il faudrait appeler le sentiment mélancolique de l'immortalité.
La littérature n'est apparue comme telle que chez des hommes incertains de leur survie spirituelle, et de la survie de leurs oeuvres ; persuadés d'un côté que tout ne meurt pas avec eux ; possédés cependant d'un doute que rien ne peut vaiement leur ôter : et si tout cela n'était qu'un mensonge, qu'une belle fiction destinée à recouvrir de son mirage la réalité de la dissolution ? La littérature ne nous accorde aucun passage vers l'au-delà, encore moins le moyen d'en faire revenir ceux que nous aimons ; elle est cependant la figuration la plus complète que nous puissions avoir de la survie et de l'espérance douteuse qu'elle nous inspire.
Qu'en est-il en effet du passé dans notre vie ? Il est mort – sans reste, et notre mémoire ni notre action ne peuvent le faire revivre. Dans les livres, l'accès au passé n'est ni l'accès à une chose morte ni non plus l'accès à une chose vivante. Comme le dit Faulkner, dans les livres, « le passé n'est pas disparu, il n'est même pas passé. » Pourquoi ? Parce que les livres n'ont affaire qu'à un passé fictif, le passé des choses fictives ; c'est de choses fictives que nous entretiennent des hommes vrais, les hommes réels que sont ou qu'ont été les auteurs. Mais les hommes réels disparaissent, tandis que les choses de la fiction ne sont pas soumises à la mort ; et un échange se fait : la fiction s'enfonce (fictivement) dans le temps ; l'auteur accède à une forme de survie. L'un prête à l'autre ce qu'il n'a pas. La fiction, son immortalité ; la parole, sa finitude. De là vient que lire, c'est toujours s'émouvoir et regretter, d'une part ; se réjouir et célébrer, de l'autre. Conjointement : la mort réelle et l'immortalité fictive. Et, bientôt, la mort et l'immortalité apprennent à séjourner ensemble : trans-figuration permanente, toujours inaccomplie, inachevée, se donnant toujours comme espoir et impossibilité ! Le passé n'est pas le passé : il n'est pas non plus le présent. Les livres constitutent donc une ouverture à un troisième ordre de l'être, l'éternité des choses qui ont passé par les mots. Ainsi le passé, dans les livres, n'est-il pas passé. En un sens, dans la littérature, il est devant nous, il est notre avenir.
Le bénéfice des Lettres, de la littérature est donc de nous faire ainsi accéder à une autre conception du temps. Le passé n'est plus le royaume de la mort, il est celui des choses invisibles devenues visibles aux yeux de l'esprit. Par la littérature, l'assise d'un passé pourtant disparu est plus stable que ne l'est notre présent vécu, sauf dans les éphémères certitudes de l'amour, du mouvement violent, de la joie physique, du soleil éclatant, du bruissement de l'eau sous les arbres. Mais dans la vie vécue, le présent n'offre pas de prise ; il est la proie d'un mouvement constant qui nous jette vers l'avant, tandis que lui-même glisse vers l'arrière vers le gouffre, le néant, la perte. Le sentiment du temps écartèle notre âme prise dans cette tension contradictoire. En revanche, et en dépit – ou à cause ? – des temps grammaticaux dont elle use, le temps de la littérature est celui d'un éternel présent, répétable, et qui ne vieillit pas.
Le présent pour nous est la figure de l'Apparaître. A travers l'expérience littéraire, c'est l'apparaître même qui change de sens. Dans le monde de l'existence vécue, apparaître n'a pas seulement la belle figure, inexplicable, innattendue, de la nouveauté ; apparaître est aussi lentement disparaître : par quelques-uns de ses traits la figure de l'avenir est une figure de dissolution. L'avenir ne vit pas encore ; c'est le non-être ; il est même fait de la dissolution du présent, promu lentement en passé proche, puis en passé lointain. Ce n'est pas le dévoilement d'un monde non encore visible ; c'est la suite mystérieuse donnée au passé, c'est la manière dont le présent se transforme avant de disparaître et de devenir passé. L'avenir, ce que nous appelons avenir, n'est rien d'autre que cela : une transmutation régulière qui soustrait à nos regards la partie émergée du temps.
La littérature renverse cet ordre. Pour elle l'apparaître n'est pas le lot d'un avenir, d'un futur, ce qui est nouveau a déjà été, puisque je le raconte. Elle ne peut donc m'offrir, comme la vie vécue, aucune nouveauté radicale. La joie qu'offre la littérature est toujours une joie mitigée, faite de regret. Mais elle m'en offre une autre : l'avenir est une promesse faite au passé, une possibilité de résurrection. La littérature est le seul lieu où le passé a un avenir.
Dans le temps courant de la vie, de l'expérience temporelle, nous nous réglons donc sur un obscur, un imparfait calcul des profits et des pertes. La disparition des choses tantôt est ressentie comme le prix à payer pour l'émergence du neuf, tantôt comme une douleur, une perte intolérable. C'est alors que s'accomplit tout le bénéfice de la métamorphose littéraire. En faisant son objet d'objets fictifs, considérés comme passés, la littérature porte sur notre présent une lumière qui nous est salutaire. L'éternité des représentations littéraires, ce présent fictif des livres, exprimé dans ce temps mystique, mystérieux, douloureux et salvateur, l'imparfait – est le temps de la mort et celui de la résurrection, le temps de la durée des choses soustraites à la durée, le temps de la préservation éternelle des choses qui ne sont plus. Ainsi, dans la littérature, le passage se fait, d'un saut, par le franchissement d'un seuil, du temps qui détruit au temps qui conserve.
La littérature dit que les choses ont disparu, et elle dit contradictoirement que les choses disparues continuent de vivre éternellement. Vu sous la lumière de la littérature, le présent prend alors une couleur qu'on n'eût pas soupçonnée : celle d'une grande métamorphose. Nulle raison désormais de choisir entre l'aspiration au devenir, à l'avenir, et la haine des choses nouvelles qui vont engloutir le passé. On peut dès lors accepter que le présent doive s'abolir pour que le nouveau apparaisse, puisque rien n'en sera perdu. Ce que la littérature reproduit, indéfiniment, éternellement, c'est la joie et l'angoisse mêlées d'assister continûment à ce passage, à cette grande transformation.
附二:“依视路”杯全国法语文学翻译竞赛获奖译文
一等奖:何 一 北京大学
永恒的现在
阅读,是遵循逝者之命。文学文本并非是某个主体的话语,如今主体不再,而话语尚存;阅读也非倾听,本无人诉说。只有活着的人才能诉说:亡者无言。他们缄口无言,而在这无言之中却潜藏着某种东西,可称之为对永生的感伤。
文学之为文学,只在某些人的身上得到体现,他们既不能肯定精神的延续,也不确信自己的作品能否留存;他们一方面坚信死亡不能带走一切,另一方面又有着挥之不去的疑虑:自己是否真的可以超脱于万物之外——这一切会不会只是一个谎言、一个美丽的虚构,其幻象掩盖了消解的现实?文学不能允诺我们一条通往彼世的道路,更无法从那里为我们追回所爱的人;然而,文学是我们对于生命的永存和文学所激发的并不确定的希望最完满的体现。
我们生命中的“过去”究竟是什么呢?过去已死,无迹可寻,无论回忆还是行动都无法使其重生。在文学作品里,追溯过往的道路既不指向死亡之物,也不通向鲜活的生命。正如福克纳所说,文学作品中,“过去并未消失,过去甚至未曾过去”。为什么?因为文学作品所涉及的过去,是虚构之物的过去;一些真正的人物将我们与这些虚构的事物建立了联系,他们是现实中人,是作者或曾经是作者。只是,现世的人终将逝去,虚构之物却不受制于死亡;一场交换便达成了——虚构(虚拟地)沉没于时间深处,而作者获得了某种形式的永生。两者向彼此出借了对方所不具之物——虚构贡献了不朽性,话语交出了完结性。阅读体验便随之而来,总是让人一边感动、遗憾,一边喜悦、庆幸。现实的死亡与虚构的不朽同时纠结在一起,很快,死亡与不朽便习惯于共存,不断趋合:这一变化进程始终在进行,始终未完结,始终给人以希望,给人以不可能性。“过去”不曾过去,“过去”亦非现在。文学作品便构建了生命存在的第三种秩序——经由文字所达到的物之永恒。这样,作品中的“过去”,并未成为过去,某种意义上说,在文学里,“过去”处于我们的前方,它正是我们的将来。
文之功用,文学之功用乃是引领我们进入另一种时间概念。“过去”不再是死亡的领地,而是一个隐秘的王国,借用灵魂的双眼才可以看到,无形由此化作有形。过去虽已消失,但通过文学,却拥有比我们经历的现在更稳固的根基,除了那些转瞬即逝的实在感受,如爱情的体验、强烈的冲动、身体的欢愉,或骄阳的炽烈、树下的潺潺水声……在现实生活里,“现在”让人无法捕捉,它无力抵抗那不断把我们向前抛掷的运动,自己却滑进了身后的漩涡,顿入虚无,走向毁灭。对时间的感受折磨着我们被这种角力所压迫的灵魂。相反,无论考不考虑作品中所用的时态,文学的时间恰是那永恒的、重复着的、不死的“现在”。
“现在”对我们而言是显之象。然而通过文学体验,改变的是“显象”本身的含义。在现实存在的世界里,显象不仅仅具有不可解释、难以预言、新的美的外在表现,它同时也在慢慢消隐:由于自身的一些特质,未来之面貌也是消解之面貌。未来尚未生,乃非在;未来产生于“现在”的消解,而现在渐行渐远,成为永远的过去。这不是对一个尚未显形的世界的揭示,而是对“过去”的隐秘追随,是“现在”在消失并成为“过去”之前的蜕变方式。未来,我们所称的未来,也无外乎是一场极具规律的演变,这种演变让时间已然显露的一部分面貌逃过了我们的眼睛。
而文学颠覆了这种秩序。对于文学而言,显象乃未来之命,所有新事物实际上早已事先存在,因为这一切都是我之讲述。文学不像现实生活,不能让我体验任何彻底的新。文学所带来的快乐总是经过了中和,交织着遗憾。然而,文学还可以给我提供另一种快乐——未来是对过去的承诺,是一种复活的可能。只有在文学里,“过去”才能真正拥有未来。
在当下的生活中,在现世的经验里,我们依循着一个模糊而狭隘的标准权衡得失。事物的消亡要么被视作新陈代谢的必要代价,要么被当成一种不可承受的痛苦和失却。文学蜕变的所有功能就在这期间完成。文学将虚构的、被视为过去的事物作为对象,由此给我们所处的现在投上了一束救星般的光芒。时间扮演着神秘而痛苦的拯救者,承载着文学表现的永恒性,即文学作品中虚拟的“现在”。这未完成时既是死亡之时也是复活之时,是让有限的生命摆脱时限的时间,是使已不再的事物永久存留的时间。就这样,在文学中,一条通道穿越了门槛,将毁灭性的时间通往拯救性的时间。
文学说一些事物消逝了,同时又矛盾地说,消亡的事物在继续永恒地存在着。在文学的光辉之下去看,“现在”具有了一层谁也未曾想象的色彩——一种伟大的蜕变的色彩。从此,我们完全没有必要抉择到底应该渴望变化还是憧憬未来,抑或去憎恶那些将会吞没“过去”的新事物。至此我们能够接受:“现在”必须自我驱逐,让位于新的出现,因为一切本不会消失。文学永久不断地再造出喜悦与痛苦,两者交织纠结,并始终伴随着这条伟大的形变之路。
二等奖:孟婕 华东师范大学
永恒之现时
阅读,循亡者之绳墨。文学作品异于话语,话语欲寄其身,而主体已逝。阅读而非听候:寂无一声。惟未亡者言:亡者默然。其虽缄口,沉默之下却有深意,可谓伤感于不朽。
文学所幸之人,莫不犹疑其精神与作品之绵延;一信万物未尝随己湮灭;又疑一物不失不及当真:谎言矣,此一切,只道美丽虚构,欲以幻景遮掩分崩之现实,非耶?文学未有教此间人达彼冥土之过道,甚亦无使返还先于我们而去之爱人;寓人以景,世态尽录,关涉延绵,关乎希望,著念于望,而疑窦存。
然则,生活里过去二字,意指究竟为何?过去,去得干净,人之回忆抑或行动皆不得教其复现。凭藉书籍,通往过去,然其所接,既非死寂,亦非活物。如福克纳言,书中,“过去并未消失,甚亦未曾过去。”缘由?书中呈现之过去,不过为虚,虚构一番天地来;读者得与作者神交,虚构文字凝作真实——面孔原是,或曾经是,作者本人。其人或逝,虚构所指,却得不朽;由是互换:遁入时光深处者,作品也,如何来便如何去;至于作者,终获名义一种之延生。两相借补。文学不朽;话语有穷。是以阅读予人,往往眼热心动,怀伤抱憾,此一征也;欢喜及至庆贺,另一征也。死亡真切,名状不朽:两相一致。死亡同不朽,即刻形影随:时时变幻,无有完成,无有止境,乃彼此之希望与天堑!过去非为“过去”:亦非现时。书籍,辟开存在之第三目,事物,由经语词臻于永恒。是以书中之过去,并未过去。某种意义而言,文学中之过去,身位在人之前,竟是人之未来。
是以文字艺术、文学之教益,在使人获取别样之时间观。过去再非地狱,其中物事,原无可见,化由灵魂得见。依凭文学,业已消逝之过去,较实际经历之现时,根基乃深,唯见诸昙花一现之执持,于爱,于壮怀激烈,于肉体欢娱,于阳光夺目,于水行树下,簌簌成声。然则,真实生活里,现实予人,无有支撑;是为永恒运动所挟,掷人于前,而自后滑,滑向深渊、虚无与失落。人之灵魂,为矛盾趋向所攫,受时间意识磔分。较其使用之语法时间——现反、相异亦或相承?——文学时间,乃属永恒现时,可予复现,无有变陈。
现时于人,乃显现之外形。通过文学历练,显现意义或更。实际存身之世界里,显现并非仅为,新事物之美丽外相,无从解释,出人意料;显现亦作,缓缓消散:就其若干特征而言,未来之形象,乃一种离析之象征。未来不再有;是为非存在;甚而至于,分崩现实之果,渐次擢升,化作近旁之过去,悠悠远去。此非揭现未可见之世界;乃予过去之神秘接续,于其消逝以为过去前,现时之变化形式是也。未来,人之所谓未来,非为其它:而仅作一种规律之蜕变,教时光曝露处避人眼目。
此种秩序,文学倒之。显现之于文学,非为前途与未来之遽现,所谓先验之翻新,因由笔者将其述。是以文学不能,如现实生活,授余以任一彻底之新鲜。其所授之愉悦,复杂不明,为遗憾之果。然其予余另一悦:未来乃一种面向过去之应允,一种复兴之可能。惟文学中之过去有一未来。
时下之生活,现世经验里,人自缚于昏暗,于利好与损失,不完全之考虑。事物之消逝,时而以为新鲜出现之代价,时而仿若一种痛苦,一种难以忍受之失落。由是,文学隐喻之益处,尽皆得现。使虚构之对象,意谓过去者,化为己有,文学于人之现时,启明光大,宜人身心。文学描绘之永恒,书中虚构之现时,于此神秘莫测、悲悯救赎之刻,未完成过去时——乃湮灭与复兴之时,转包入时间之事物期限,事物或不再,时乃得永存。是以文学之中,越门槛而过之一瞬间,通道成焉,自摧毁之时入保存之时。
文学言,物事业已逝,然又言,消逝之事物延续其存在,至永远。由文学光芒所见,现时即获一种人竟未疑之色彩:巨变之色彩。从此一无根据以作选择,于变化与未来之向往,或由新生事物吞没过去之憾恨。自是,人承受之现时,自作废以教新鲜崭露,因其间将无一物失落。文学所重现,无定限,恒久远,乃此通道中,巨变里,持续作用,交织之欢乐与焦虑。
二等奖:王加 南京大学
文学:飞阅时间
文学是虚拟与现实的相交之所在,它联结了未来与过往;
文学在时间的荒漠里穿行,在光阴之瀚海里钩沉,它是唯一可以把时间任意抛掷向前或向后的神秘力量。
——译者题记
阅读,就是遵循逝者的指示。然而文学作品并非发言者的话语,言者消逝、言语留存;阅读并非倾听:没有人诉说。制造话语的只能是生者:死者静默。他们静默,但在他们寂静之心的深处有某种东西蛰伏,得将其称为关于不朽的忧伤情愫。
文学只以此种姿态呈现在疑惑于自己的精神及作品的余烬者身上;他们一方面被说服不是一切都会随自身而灰飞烟灭;另一方面又被一种挥之不去的惶惑萦绕心际:是否这一切只是一袭由谎言编织的幻像,一幅旨在粉饰关于消逝的实在之蜃景的美丽假想?文学没有给我们铺就任何通往幽冥的道路,更没有向我们提供唤回那些吾所钟爱之人之事的方法;然而,它却是我们所能拥有的关于由其衍生的精神余烬与摇移不定的希冀之最完满象征。
往昔在我们的生命中到底饰演何种角色?它已死去——不留痕迹,我们的记忆抑或是行动都不能令其复生。在书里,对过往之彼岸的靠近既不是向逝去的事物靠拢亦不是对鲜活的事物接近。正如福克纳在书中所言,“往昔并没有消失,它甚至尚未过去”。为何?因为书籍所涉及的只是一种虚幻的往昔,是虚构的人和事的过往;真实的人,那些现在或曾经是写作者的切实存在者向我们谈及虚幻之物。但是真实的人终归于土,而幻想的事物却不受死神管辖;一桩交易由此达成:想象(虚拟地)根植入时间,写作者则寻得一些雪泥鸿爪的痕迹。两者各取所缺。想象取其不朽;言语取其界限。由此衍生出阅读,总是一方面烦扰与惋惜;而另一方面欢欣和赞美。遂相倚相生出真实的死亡与虚幻的永生。倏尔,死亡与永生学得了共生共存:形象永恒地转变,永远未完成,永远无终了,永远同时沉湎于希望和绝望。过往既非过往:它亦非现实。书籍遂构筑了通向第三种存在之秩序的出口,通过词语演绎的物之永恒。如此,往昔,在书中,没有成为过往。从某种意义解读,在文学世界里,往昔在我们的前方,它是我们的未来。
文学作品及文学的益处即让我们接近另一种时间观。往昔不再是亡灵的国度,它隶属于那些在精神的慧眼前由秘不可见到无可遁形的事物的疆界。通过文学,倏尔远逝之过往的根基尤比我们生机盎然的现在更为稳固,除了那些充满确定性的瞬间:爱、暴力行为、肉体的欢愉、眩目的阳光、树下汨汨流水的淙淙呢喃。然而,在真实的生活中,现时无法凝固结晶;它是一种将我们不断抛掷向前的恒定动作的祭品。然而现时本身却向后滑脱,坠向渊薮、虚无与失却。时间的感觉让我们出自这种矛盾张力下的灵魂四分五裂、无所适从。幸亏如此——抑或是引咎于此?——不管怎样,文学所使用的语法时态却是一种永恒的现在时,循环更替,春秋永盛。
现时之于我们乃“出现”的象征。通过文学实践,出现自身改变了意向。在活着的存在世界中,出现不仅拥有不可解、不可期的关于新生事物的美丽图景,它亦是慢慢地消失:透过其中几个投影,未来的形象是一种溶解消散的意向。未来尚未经历;它是非存在物;它甚至是由现时的消散构建而成,先晋升为最近过去时,再变为遥远的过去时。这不是对一个尚不可见的世界的揭露;这是由往昔衍生的神秘续集;这是现时在消散和变成往昔之前自我变换的方式。未来,我们所谓的未来,除此之外别无他物:在我们的眼皮下吞噬浮出渊薮的那部分时间的规律性嬗变。
文学颠覆了这种秩序。对其而言出现并不是未来的一部分,既已叙述,那么新生事物都曾经存在过。这样,文学便一如现实生活,不能带给人们丁点本质上的新意。文学奉上的愉悦总是因略带缺失的遗憾而热力稍减。但它给我们带来了另一种欢欣:未来是由过去作出的承诺,是一种重生的可能。文学是让往昔拥有未来的唯一之所在。
因此,在生命白驹过隙似流逝的时间中,在现世经历白云苍狗般演变的光阴里,我们在一片黑暗里、一项对于获得和失去的未完成演算中踽踽前行。事物的消失时而当作弃旧迎新的代价被感受,时而又被视为一种痛苦、一种不可饶恕的遗失。于是,文学转换的全部益处业已实现。在锁定其关于虚幻事物——其被视为过去——的目标同时,文学给我们的现时带来了一道颇有裨益的光芒。文学表述的永恒,这书中虚拟的现在,由这神秘、痛苦又拯救众生的时态:未完成过去时所表达——这种时态是死亡和重生,是逃过了荏苒光阴界限的事物之期限,是已逝事物的永久保存。如此,在文学中,转变一蹴而就——通过对时间隘口的跨越,通过在保存完好的时光瀚海中纵横肆虐的时间。
文学声称事物消逝了,与此相悖,它又说那些消逝的事物继续永恒地存在着。在文学的光晕下审视,现时就这样染上了一层不容置喙的色彩:一种显著的转换。自此之后,再无理由在对今后对未来,以及将要吞噬过去的新生事物的憎恶间进行选择。从那时起,我们既能接受既然什么都不会失却,那么现在时应该为新事物的兴起而废止。文学所无止境地、经久不断地再现的,是持续参与此种蜕变、这种巨大的转型过程中交织着的欢乐与苦痛。
二等奖:陈寒 南京大学
永恒的“现在”
阅读,就是服从逝者的指令。然而,文学作品并不是主体消亡而言语留存的文本。阅读不是聆听:没人说话。说话的只有生者:逝者是沉默的。逝者不言不语,但是,他们的沉默中却隐藏着某种东西,我们称其为“不死的忧愁”。
只有在无法确信自己精神与作品永存的人那里,文学才会以本来面目出现;他们一方面坚信,并非世间一切都会随他们的肉体一同消亡;另一方面又怀疑,真的没有什么能够夺走他们的所有吗?书中的一切会不会仅仅是个谎言?仅仅是用幻影来掩盖瓦解这一事实的美丽虚构?文学不会为我们提供任何一条通往阴间的道路,更不会帮助我们让挚爱的人还魂再生;然而,文学却为我们塑造了永垂不朽与飘渺梦幻的最完整的具像。
我们生命中的“过去”究竟是什么?“过去”已经死亡——没有任何遗留,无论追忆还是行动都无法使“过去”复生。然而,进入书中的“过去”,既不是进入一个消逝的事件,也不是进入一个鲜活的事件。正如福克纳所说,在书中,“‘过去'不曾消失,它甚至并不曾过去”。何以言之?因为文学只与一段虚构的“过去”、虚构事件的“过去”相关。作者现在是或者曾经是的真实的人是通过虚构事件保存下来的。斯人已逝,而虚构的事件却不会向死神低头。这其中发生了一次交换:虚构(以虚构的方式)嵌入时间,作者却获得了生命的延续。双方互补各自所无:言语成为不朽,虚构有了限度。由此而知,阅读,一方面永远是感伤与遗憾,另一方面却是愉悦与欢欣;因为你必须接受实实在在的死亡,同时却又看到了虚构的不朽。而且,死亡与不朽很快便学会了共生,成为一种永无终止、永不完结、同时呈现出希望与不可能性的持续“变-形”!“过去”不是过去:“过去”也不是现在。文学由此成为了通往存在第三维度的出口——通过词语而留存的事件的永恒性。所以,书中的“过去”不是过去。从某种意义上说,文学中的“过去”在我们的前方,是我们的未来。
可见,文学的妙处在于为我们提供了一种崭新的时间观。“过去”不再是死亡之国,而是心灵中由不可见变为可见的事物的王国。文学中已经消逝的“过去”比实际生活中的“现在”更为稳定,只有在美好的爱情、激烈的运动、肉体的愉悦、灿烂的阳光或是林间的小溪潺潺中,实际生活中的“现在”才能经历瞬间的稳定。然而,在实际生活中,“现在”不提供支撑点;它是将我们抛往前方、自己却滑向后方、滑向深渊、滑向虚无与失落的持续运动的猎物。时间感使我们被困在矛盾张力中的灵魂无所适从。相反,尽管——或者由于?——文学使用语法时间,文学时间成为了一种可以重复的、不会衰老的永恒的“现在”时。
对我们而言,“现在”意味着“出现”这一形象。在文学体验中,改变意义的正是“出现”本身。在实际生活中,“出现”不仅拥有新生事物难以解释、出人意料的美丽形象,同时也意味着缓慢地消逝:从某些特征看去,“未来”的形象即为一种解体的形象。“未来”尚未经历,它是“非在”,它甚至形成于“现在”逐渐升级为近期的“过去”、继而升级为遥远的“过去”的解体过程中。“未来”并不是一个尚不可见的世界的揭示,而是“过去”的神秘延续,是“现在”消逝并成为“过去”之前的变化方式。我们所说的“未来”恰恰是:使时间一旦浮现就逃脱我们视线的一种规则嬗变。
然而,文学颠覆了这一秩序。对文学来说,“出现”并不属于某个未来、某个将来。“新”事物已经存在,因为它被讲述了。文学不会像实际生活那样,不能给我们带来任何真正意义上的“新”事物。文学带来的愉悦,永远是由遗憾构成的含糊的愉悦。不过,文学又带给我们另一种乐趣:“未来”成为一种在“过去”许下的诺言,一种复活的可能性。只有在文学中,“过去”才拥有未来。
在我们生活的现实世界的现行时间中,我们是以某种模糊的、未完成的得失标准作参照的。事物的消逝,我们有时以为是新事物出现必须付出的代价,有时又为此感到痛苦,觉得遭受了难以承受的损失。文学变形的作用恰恰就在此刻全部发挥出来。文学以被视为“过去”的虚构事物为对象,带给我们一种关于“现在”的有益的启示。文学再现的永恒性是文学送给我们的“虚构”的礼物,通过一种神秘的、玄妙的、痛苦的、拯救性的时间——未完成过去时表现出来。未完成过去时既是死亡的时间,又是复活的时间,是摆脱了绵延的事物的绵延时间,是将消逝的事物永久保存的时间。于是,在文学中,“破坏”的时间跨过鸿沟,一跃而成为“保存”的时间。
文学承认事物消亡,但它同时矛盾地承认消亡的事物将永存。在文学的启示下,“现在”染上了一种我们意想不到的色彩,成为一种巨大的变形。今后,我们没有任何理由再徘徊在对生成、未来的向往与对即将吞噬过去的新事物的仇恨之间。从此,我们可以接受:“现在”之所以被勾销,是为了促使新事物出现,我们不会因此而丧失任何东西。文学永恒地、无限地再造的,正是我们不断参与到这种过渡与巨变中的喜忧参半的感受。
(文章来源:中国译协网)